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Un monde fascinant : La colonie d’abeilles

Abeilles et chaix | Commentaires fermés sur Un monde fascinant : La colonie d’abeilles
Un monde fascinant : La colonie d’abeilles
 

Les abeilles

De l’ordre des Hyménoptères, notre abeille « domestique » s’appelle Apis-Mellifera ou abeille noire car elle est plus foncée que les congénères d’autres pays.

Dans une ruche, se trouve l’essaim, ou colonie, c’est à dire la reine, les abeilles et les faux-bourdons, soit une population qui, selon les saisons va de 10 000 à 60 000 individus, tous rassemblés autour de la reine, aucun individu ne peut vivre seul.

La reine

Seule mère de la colonie, elle se différencie par son abdomen plus allongé que celui des abeilles. Nourrie à l’état de larve par de la gelée royale, elle peut vivre de 4 à 5 ans.

Une seule fois dans son existence, elle va sortir de la ruche pour son vol nuptial afin d’être fécondée par 8 à 10 mâles : les faux-bourdons y laisseront leur vie. La reine conserve ainsi en réserve (dans sa spermathèque) la semence de chacun des mâles pour le reste de sa vie.

Sa seule activité étant de pondre, elle va produire près de 2 millions d’œufs lors de son existence, soit environ 2 000 par jour en cours de saison. Sa cour d’ouvrières dévouées prenant soin d’elle en la nourrissant et faisant sa toilette, elle arpente les rayons, plonge la tête dans une alvéole pour vérifier la propreté, y glisse son abdomen et dépose un œuf au fond, le tout en quelques secondes avant de passer à l’alvéole suivante.

Les ouvrières ou avettes

D’une existence brève en été de quelques semaines ou longue en hiver de quelques mois, elles participent à toutes les tâches à réaliser dans la ruche en fonction de leur âge.

– Nettoyeuses durant 5 à 6 jours, elles nettoient les cellules pour la ponte de la reine.

– Nourrices du 6ème au 10ème jour, elles alimentent les larves et se relaient auprès de la reine pour ses soins.

– Bâtisseuses, environ 10 jours après leurs naissances, les glandes cirières se développent et l’ouvrière rejoint les bâtisseuses pour la construction des alvéoles.

– Manutentionnaires et magasinières lorsque les glandes cirières s’atrophient vers le 15ème jour, elles nettoient la ruche, sortant les débris de cire, de pollen abîmé, de larves mortes, et réceptionnent le nectar et pollen rapportés par les butineuses. Elles le travaillent, le malaxent et le stockent dans les rayons.

– Ventileuses, ne dépendant pas de l’âge, cette activité s’exécute dans une grande partie de leur existence. Il s’agit de maintenir une température constante dans la ruche, en climatisant l’été et en chauffant l’hiver.

– Gardiennes entre le 15ème et 20ème jour, et découvrant la vie extérieure, elles surveillent l’entrée de la ruche, laissant entrer les butineuses de la maison mais repoussant les pillardes venant d’autres colonies et autres agresseurs.

– Butineuses pour toute la dernière partie de leur existence, elles vont prélever l’eau, le nectar, le pollen et la propolis pour nourrir et entretenir la colonie.

Après environ 800 Km de vol, la vie s’achèvera ainsi et l’abeille succombera au cours d’une ultime sortie.

Les faux-bourdons ou Mâles

Si la reine décide de féconder l’œuf pondu, s’en suivra la naissance d’une abeille, mais elle peut aussi décider ne pas le féconder, ce qui donnera la naissance d’un mâle qui peut vivre environ 3 mois.

Son choix se base sur l’état de la colonie qui doit être forte pour supporter l’élevage de faux-bourdon qui ne travaillent pas dans la ruche mais ne sont utiles qu’à la reproduction. Leur nombre varie de 200 à 2000 individus dans une ruche.

Ayant une langue trop courte, ils ne peuvent récolter leur propre nourriture, et consomment miel et pollen que les ouvrières ont stockés. Aussi, dès que la miellée diminue, les ouvrières n’hésitent pas à se rassembler pour les exécuter sans difficulté puisqu’ils sont aussi dépourvus de dard.

Pas très fidèles, ils vagabondent souvent de ruche en ruche sans réaction hostile de la part des gardiennes, sauf en cas de disette.